la peur de l'absolu, du rien

Commentaires : 6 (Discussion fermée)
  • #1

    Violaine (samedi, 17 janvier 2015 17:06)

    Bonjour Dayana,
    Je comprends clairement que le monde, le mental et le corps ne sont qu'une seule et même apparence de la conscience tout en restant solidement ancrée dans la croyance en l'individu séparé qui les perçoit. J'ai peur en fait ...peur de ce point zéro où plus rien ne se déploie, comme dans le sommeil profond . Sans le chatoiement du mental et des perceptions qu'est-ce que la conscience? Sans le temps pour l'expérimenter qu'est-ce que la conscience? Rien, le vide, le silence, le noir total?
    Merci pour votre réponse
    A bientôt

  • #2

    Dayana (samedi, 17 janvier 2015 20:02)

    Bonjour Violaine,

    La peur de cet absolu, n'existe qu'à partir du point de vue mental. Ce que l'on est n'a pas peur et encore moins de "lui"-même!
    Constatez le, chaque fois que vous allez vous coucher, en l'absence de ce genre de pensée, n'est ce pas le bonheur que de se laisser aller dans cette douce absence de toute perception?
    Qu'est ce que la conscience? Impossible de le décrire car cela ne se perçoit pas, cela est, se vit. C'est en vous intéressant au vivant, à ce qui s'éprouve à chaque instant et en direct sans les commentaires ou les reproductions mentales qui viennent comme se surajouter (toujours dans un second temps par rapport à la perception immédiate) que petit à petit la réponse vous apparaîtra comme évidence.
    Les mots qui l'approchent au plus près vont dire d'elle qu'elle est synonyme de présence, d'ouverture, d'amour, de non limite, d'intemporelle, de source de tout ce qui est.
    Lorsque l'on se réfère uniquement au mental, le mental ne peut la décrire que comme vide, vide de perceptions, ce qui pour lui est synonyme de néant. Lorsque l'on se réfère à ce qui se vit, il apparaît que vide et plein ne veulent rien dire à son sujet, elle n'est pas de ce registre tout en chapeautant tous les états: vide de perception mais pleine de toutes les potentialités qui jaillissent par impulsion d'amour. Ainsi "rien" et "tout" à son niveau sont synonymes.
    La peur, encore une fois n'appartient qu'à l'interprétation mentale prise pour vraie.
    Remarquez les faits concrets, revenant au vécu immédiat, sans attention au mental, il y a pur félicité, paix, douceur, amour, rien à voir avec ce qu'énonce la pensée du point zéro.
    Un mot aussi sur le temps. Le temps n'appartient qu'à la pensée. Le fait de vivre , d'éprouver toute perception ne se fait qu'à l'instant, il n'y a rien qui ne se vit directement en dehors de l'instant. Même le passé, le futur n'apparaissent que sous forme de pensées qui en parlent et ...qui se vivent à l'instant. L'expérience est toujours à l'instant et pas un présent milieu de la ligne temporelle passé-présent-futur mais l'instant vivant atemporel, synonyme aussi d'éternité.
    Référez vous à votre expérience vivante directe qui s'éprouve sans cesse, c'est là que siègent toutes les réponses et l'absolu de votre être.

    De tout coeur

  • #3

    Violaine (dimanche, 18 janvier 2015 12:20)

    Merci beaucoup Dayana pour votre réponse !
    Je vois clairement que je me laisse encore et toujours piéger par le mental qui se projette dans la peur de la fin du corps, du personnage. Le matin au réveil j'ai l'impression souvent de réapparaître, de renaître au personnage après une petite mort. Mais un jour, ces perceptions et mémoires familières ne réapparaîtront plus...La mort de ce que je crois être depuis si longtemps!
    Quand je m'en réfère à mon expérience vivante, je sens cette présence vibrante, profonde et légère à la fois.Tout ce que j'ai cru être et auquel je m'accroche n'existe plus. Merci Dayana de me rappeler à la réalité telle qu'elle est. Je sens que j'ai besoin d'être épaulée pour ne pas me laisser encore hypnotiser par l'illusion
    J'ai fait un bon bout de chemin seule, avec mes lectures, écoutes, observations mais on dirait que le rêve parfois revient avec plus de force. Peut être, sûrement, une paresse de l'attention!
    De tout cœur également

  • #4

    Dayana (dimanche, 18 janvier 2015 23:33)

    Bonsoir Violaine,

    Attendre un jour prochain où tout sera parfait (la fin des perceptions, de la mémoire...de l'ego) est encore une astuce de l'ego qui distrait de la réalité toujours présente. Constatez que cela n'appartient qu'à la pensée et aussitôt plus d'attente, de besoin de stress...Il n'y a rien demain qui ne soit mieux que maintenant, c'est ce que vous décrivez quand vous vous référez à votre expérience vivante. C'est toujours possible.

    Le changement de perspective entre le rêve et le réel se fait via l'intelligence que nous sommes sans personne aux commandes donc sans contrôle personnel. L'impatience n'appartient pas à l'impersonnel mais à la pensée.

    Il y a au sein de la pensée, dans le fonctionnement égotique une mécanique qui vient mimer la conscience , je l'appelle observateur contrôlant une sorte de vigile qui surveille et veut contrôler ce qui se vit,

    Si cela vous intéresse, voici le lien d'un texte écrit il y a peu sur ce sujet :
    http://www.consciencepure.net/déconstruction-de-l-égo/nature-de-l-égo/l-observateur/

    Ce que j'ai remarqué aussi pour moi c'est qu'au fil du processus de clarification, le contrôle volontaire s'amenuisant voire disparaissant il y a à ces moments là des résurgence égotiques parfois impressionnantes car justement sans plus rien pour les contrer. Cela s'éteint progressivement sous le regard conscient et non interférant en qui cela surgit.

    Donc pas de souci à se faire.

    De tout coeur

  • #5

    Violaine (lundi, 19 janvier 2015 13:22)

    Bonjour Dayana,
    Merci pour votre message. Ce texte que vous me conseillez me correspond tout à fait! (Je me suis mal exprimée, c'est la peur et non l'impatience de la mort du moi)
    "Il peut rester encore un passage à traverser. C'est qu'au moment de la possible extinction du moi, il peut y avoir un effet "stop" du processus de dissolution par l'arrivée de la peur.
    En effet, le moi disparaît, il ne reste rien. Il n'y a plus du tout de personne, ni même de vie ou de monde de la personne. Ce rien est jugé néant mort absolue, terrifiant. Si l'angoisse est trop forte, cela peut ramener de nouveau le film et le moi complet."
    Et voilà la passerelle au dessus du vide imaginaire :
    "Plus il est constaté que ce vide mental ne correspond pas au "vide" de l'être, plus il devient facile de se détacher de la totalité du fonctionnement égotique."
    Merci pour votre guidance
    De tout coeur

  • #6

    Dayana (lundi, 19 janvier 2015 13:56)


    Welcome!

    De tout coeur

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