Difficultés d'expression

Commentaires : 12 (Discussion fermée)
  • #1

    A.... (dimanche, 08 décembre 2013 13:21)

    Bonjour Dayana,

    quand il m'est demandé de m'exprimer, un effondrement survient en moi, formuler devient incontrôlable et il n'y plus l'écoute pour recevoir une réponse, il ne reste qu'une grande confusion.
    J'aimerais si c'est possible t'en parler.
    je vis cela comme un handicap depuis de nombreuses années .

  • #2

    Dayana (dimanche, 08 décembre 2013 13:23)

    Bonjour A...,

    Juste une suggestion : et si ce que tu prends pour un handicap était en fait un cadeau. La souffrance vient surtout du refus de cette caractéristique en référence avec un modèle mental qui est celui de s’exprimer de façon intelligible par le biais du mental. Quand on se rappelle de ce que l’on est, le mental justement n’est pas là. Le fait de ne pas arriver à mettre en mot ce que tu vis empêche de le limiter et peut te permettre de rester dans la pureté du réel vécu et non du conceptuel. Une question : si tu arrivais à mettre en mot ce qui se vit, ne serais tu pas distrait par cela ? et puis qui a envie de pouvoir mettre en mot : n’est ce pas l’idée d’un moi qui devrait agir ainsi ?

  • #3

    A... (dimanche, 08 décembre 2013 13:32)

    Bonjour Dayana

    Merci de me rappeler que chaque instant est une opportunité à ne pas oublier ce que je suis,
    si j'observe que ce que je crois être un handicap est une pensée crue la réalité peux apparaître ?

  • #4

    Dayana (dimanche, 08 décembre 2013 13:35)

    Re bonjour A...,

    Il y a ce qui est » à chaque instant. Le commenter, l’interpréter en éloigne car l’attention se fixe dès lors sur l’interprétation au lieu de rester sur "ce qui est non commenté."
    Que « ce qui est » soit dans la fluidité naturelle de la vie ou la résultante de croyances et donc de blocage, « ce qui est » est.
    En restant sur « ce qui est », la présence, le regard que l’on est va, à lui seul, permettre de non seulement discerner le blocage du naturel mais aussi permettre, si « ce qui est » est blocage, de rétablir la fluidité naturelle des choses.
    Encore une fois, pour cela, il faut que « ce qui est » reste tel quel et non pas voilé par une interprétation qui en prend la place .
    Ainsi, quand « ce qui est » est l’impossibilité de mettre en mots ton vécu, si tu l’interprètes comme un handicap, c’est cette interprétation « handicap » qui prend la place du fait précédent et qui devient le nouveau « ce qui est ». Il s’ensuit une cascade de réactivités à cette interprétation avec ressentis de souffrance et fermeture car cette interprétation n’est elle-même pas regardée objectivement mais en tant que croyance.
    Pour rétablir le circuit, il conviendrait soit de revenir au fait précédent directement si cela est possible c’est-à-dire à la perception de « l’impossibilité de mise en mot du vécu » soit au regard objectif de l’interprétation "c’est un handicap" en lui faisant lâcher son statut de croyance, en la mettant en doute : est ce vraiment vrai que ce fait « d’être impossible de mettre en mots ce que je vis » est un handicap ?

  • #5

    A... (dimanche, 08 décembre 2013 13:36)

    Bonsoir Dayana,

    Cela fait plusieurs fois que je tente de répondre à ton mail mais la confusion intérieure est trop forte.
    En l'acceptant, je retrouve le calme mais elle resurgit toujours .

  • #6

    Dayana (dimanche, 08 décembre 2013 13:41)

    Bonjour A...,

    Un grand pas est déjà fait d’avoir observé que le calme est là dès lors que l’impossibilité de répondre ou la confusion sont acceptés.
    L’objectif n’est pas de faire disparaître l’impossibilité de répondre ou la confusion mais de les observer tranquillement via une saine curiosité sans implication ni intention de gestion d'aucune sorte à leur sujet.
    Celles ci disparaîtront en temps et heure voulus dès lors qu'elles auront rempli leur rôle.
    En se battant contre elles, il est impossible de les voir à l'oeuvre et donc d'en connaître la teneur et la fonction.

    Toi qui voit cela n'est ni dans la confusion, ni dans la limitation.

  • #7

    André (lundi, 09 décembre 2013 09:25)

    Bonjour Dayana

    Tant que je crois à l'histoire et que je la commente il m'est impossible d'en connaître son rôle,il n'y a que celui qui voit réellement qui a cette capacité , est ce cela que tu veux que je comprenne ?

    Cordialement André

  • #8

    Dayana (lundi, 09 décembre 2013 10:25)

    Bonjour André,

    Oui mais mieux que comprendre qui reste une fonction mentale, c'est voir.
    De plus, ce sont les commentaires qui créent l'histoire. "Ce qui est" est sans histoire, c'est, Point!
    Vois que pour qu'il y ait commentaires, il faut que" ce qui est" ait été perçu.
    A cet endroit de la perception, rien ne se dit. C'est dans un second temps que les commentaires et la fonction mentale interviennent.
    Ainsi par ex dans ton cas, rapport à ce que tu exprimais précédemment:
    la perception 1ère est de voir l'incapacité à s'exprimer, point! ou bien de voir la confusion, point. Les commentaires "c'est un handicap" ou bien l'idée "je ne devrais pas être confus" arrivent dans un second temps et génèrent souffrance parce que la vision qui a perçu l'incapacité à s'exprimer ou la confusion quitte ces faits pour se fixer sur les pensées apparues secondairement. C'est cet abandon du réel perçu au profit des commentaires qui génère hallucination et souffrance.
    En re-déplaçant l'attention sur l'endroit 1er de la perception et non plus sur le commentaire, l'hallucination et les souffrances induites cessent et tout se déroule et se vit dans la fluidité du réel.
    Tu n'as rien à acquérir, tu es vision, tu es conscience.

    Amicalement

  • #9

    André (mardi, 10 décembre 2013 12:36)

    Bonjour Dayana
    Pour l'instant j'en suis à me laisser prendre par le commentaire ce qui crée la souffrance,
    le regard se tourne vers cette souffrance intérieur, l'étau se relâche ,le commentaire aussi
    la détente s'opère .Il me semble que je ne vois pas cet instant premier (la perception première ,la confusion) je suis tout de suite indendifié au personnage qui n'a pas la capacité à témoigner verbalement de la beauté du silence et de la joie qui m'habite .

    Amicalement

  • #10

    Dayana (mardi, 10 décembre 2013 20:58)

    Bonsoir André,

    La position du regard qui voit ainsi la souffrance est la bonne. Le regard qui est vérité fait fondre par ce pouvoir le faux, dissolvant la souffrance et le commentaire, dévoilant ainsi la détente naturelle de base.
    Lorsque la souffrance est là et le personnage aussi, si le regard non impliqué ne se pose pas de suite sur la souffrance, il peut être intéressant d'observer le personnage souffrant dans toutes les caractéristiques qui se présentent. A force de l'observer, il devient possible de réaliser qu'il s'agit bien d'une construction imaginaire et que tu n'es pas cela: personnage de film.

    Quant à l'expression de la beauté du silence et de la joie rien ne vaut le rayonnement direct qui passe par le silence. Seul un mental paisible en saisira toute la portée. Les mots ne peuvent en être que des pointeurs si besoin est mais n'en rendront jamais l'authenticité. Le silence guérit, écrit Yolande. Le silence est le plus haut niveau d'expression "dixit Jean Marc Mantel". C'est évidence.
    L'intelligence de la vie que tu es, sait le bon choix à faire suivant ce qu'elle veut exprimer.
    ....

  • #11

    valerie (mardi, 07 octobre 2014 19:17)

    merci

  • #12

    Dayana (mardi, 07 octobre 2014 19:35)


    :-)

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