Livre d'or

Mail d'une participante aux ateliers du jeudi soir 
La "nocturne" de jeudi m'a beaucoup plu, ça a été très riche.
Je voulais partager l'état dans lequel j'étais à ce moment là, mais ça ne m'a pas semblé propice sur le coup. D'où ce petit mail.
Après le rétablissement du "sens giratoire" chez J.., j'ai exprimé que j'avais la tête, comme passée au lave-linge. Par la suite je me suis sentie plus claire, l'esprit clair, et il m'étais plus facile d'être avec ce que je vivais, d'y coller. Et en quelques minutes j'ai atteint un état très doux et très simple, mais en même temps très fort. Je me sentais hyper lucide. Hyper juste. Le mental était là certes mais une partie de moi le voyait faire, avec amour, sachant que c'était la vie qui s'exprimait. J'avais la même vision par rapport à chacun d'entre nous, j'étais la vie regardant la vie. Et chaque expérience était juste. J'avais la tête claire, la vision claire (même ma vision était modifiée, les choses et les gens me paraissaient à la fois plus clairs et plus lointains ; j'avais enlevé le filtre que je garde habituellement devant mes yeux pour "sécuriser" le monde). C'est comme si d'un coup, j'avais retrouvé la réalité, la vraie, et le monde qui nous entoure.
Et tout ça s'est produit parce que j'ai pu, à chaque instant, coller à mon ressenti, être avec, comme tu m'avais dit. En fait, plus j'étais avec moi (sans censure), plus j'étais avec le monde. Chaque ressenti accepté et vécu m'ouvrait un espace plus grand. C'était vraiment comme si j'acceptais enfin de vivre, en acceptant ce que les événements me faisaient vivre. A un moment j'ai vu en moi la résistance à "être avec ce qui est". En fait c'est une toute petite résistance, juste une petite peur qui est là plus par habitude que pour toute autre raison. C'est surtout une peur d'être libre, d'ailleurs. Et de la voir, l'a fait s'évaporer.
(A noter que la disparition de cette résistance m'a rendu ma responsabilité et ma liberté dans le fait d'être avec ce qui est, je sens que là je n'ai plus besoin qu'on me le rappelle ou qu'on me stimule pour vouloir y aller).
Alors je me suis réellement retrouvée, j'étais la Vie et une partie du tout reliée au Tout, la solitude avait complètement disparu et la sensation d'être séparée également. Et j'ai compris ce que l'on recherche désespérément tout au long de sa vie, ce lien que l'on cherche à réparer avec ceux qui nous entourent, c'est en fait notre lien à la vie qui est en nous.
C'est quelquechose qui résonne fort pour moi en ce moment car j'ai ressenti ça chez le petit T.. joué par J.. jeudi dernier : la raison pour laquelle l'enfant essaye de réparer les adultes qui l'entourent, c'est qu'il est déjà dans ce besoin de lien. Pour survivre, au début, puis pour retrouver le divin. L'enfant est un être de lien.
(Et je réalise à l'instant: peur d'être libre = peur d'être seul ; c'est vrai dans le monde du petit moi, c'est pour ça que les individus ont tant besoin les uns des autres, qu'ils ont besoin de souffrir, d'être dépendants... parce que ça leur permet d'être en relation et donc de ne plus être seuls. Et le mental croit que ça les ramènera au divin. Alors qu'en fait, quand j'ai retrouvé la vraie liberté, j'ai retrouvé le monde, je me suis retrouvée en tant que divin, et j'ai réalisé que la solitude n'existe pas. Se reconnaître apte à la liberté est à mon avis une vraie libération!)
 
L'état que j'ai expérimenté était, je te l'ai dit, très doux. Pas de grande révélation, pas de bouleversement, juste la sensation d'être, et d'être de façon juste. Je pense que ça se rapproche de l'état d'éveil. J'ai vu à quelques reprises que je repartais dans une identification, et j'ai vu le déclencheur de cela: c'est uniquement quand j'oublie d'être avec ce que je vis. Il y a à mon sens deux raisons à cela. La première, c'est l'habitude. La seconde, ce sont les résistances, qui entraînent une fuite. Le mental récupère ça, explique la fuite à sa façon et hop, on repart dans nos histoires intérieures, de plus en plus loin de notre ressenti tout simple et tout nu !
Alors que dans mon ressenti à ce moment-là, le moi n'était plus là. Enfin il était là en tant qu'entité mais à laquelle je ne m'identifiais pas. C'est simplement comme si je regardais le monde par un petit trou et que ce petit trou, c'est le point de vue de Virginie.
 
Depuis jeudi, donc, j'ai moins peur d'être avec ce qui est, malgré les habitudes qui sont là, je m'accompagne plus souvent. En fait, l'expérience d'avoir retrouvé un rapport juste et vrai avec le monde était une expérience très forte et pleine de vie qui a fait disparaître pas mal de résistances. J'en suis très heureuse. C'est comme si j'avais retrouvé la vie, le monde, moi-même. Et beaucoup de choses ont perdu de leur importance.
En même temps, j'arrive mieux à coller à ce qui est là sans me juger, même quand je sais que je suis dans une illusion, ou dans le mental. Parce que je sais vers où cela me mène, et que la destination me plaît.
 
Je te remercie d'avoir créé les espaces (l'espace Vercoeur qui est matériel, temporel, et les espaces que tu m'as montré à l'intérieur de moi) qui ont permis cette expérience. Du fond du coeur, merci d'avoir permis à la vie de faire tout ça à travers toi.
Virginie

 

Retour de stage sur "l'illusion de la quête".

 Ce matin j'ai médité un moment, et je voulais te faire un retour car cela fait suite à la fin du stage et à notre dernier exercice. Ce qui m'était venu alors, c'est que la souffrance n'est pas nécessaire. Cela s'éclaircit à présent ; en fait la souffrance a pour objectif de nous ramener à nous-mêmes, à notre véritable nature. C'est ce qui nous motive à sortir de la dualité (souvent, cela passe par la thérapie puis par la spiritualité). Mais si l'on regarde bien, le sentir, lui aussi, nous ramène à nous-mêmes. Le senti et le ressenti (des émotions, des énergies...) sont un autre chemin, dans lequel la souffrance n'est pas nécessaire. On peut élever son enfant avec ou sans fessée, on peut s'éveiller avec ou sans souffrance. C'est juste une maturité différente de la conscience, et à mon sens c'est la prochaine étape pour l'humain. Et dans ce cas l'ego peut continuer à être un outil, rien ne change en réalité, sauf la manière de vivre la séparation.

Je pressens qu'il s'ensuivra d'autres étapes (que je crois, toi aussi tu as pressenti) mais je n'ai pas été plus loin pour l'instant.


Le stage a été un moment très fort d'ouvertures, de prises de conscience. Les modes de fonctionnement énergétiques que nous avons exploré s'ancrent bien dans le physique pour moi, avec une sensation de complétude et de sécurité fondamentale. C'est le jour et la nuit par rapport à avant. J'ai la sensation d'être "de retour à la maison". Cela m'a aussi ouvert à la perception de la structure énergétique des personnes qui m'entourent (énergie féminine/masculine et leur fonctionnement, ancrage à la terre ou à autrui) et il est ainsi bien plus facile de les accompagner pour retrouver un fonctionnement qui soit juste pour eux.

Quant à la quête, je me trouve souvent sans désir, simplement dans l'accueil et l'action juste face à ce que me propose la vie. Par moments aussi, je suis dans l'ego et les désirs. Je ressens aussi fortement les tensions physiques induites par les désirs, la crispation du corps, comme s'il se tendait vers un but à atteindre au lieu d'être détendu dans l'accueil de ce qui est. Mais alors je perçois l'énergie fondamentale qui motive la création de l'ego et des désirs, qui est neutre, une énergie de vie qui vise à l'expérimentation. Et à ce moment l'ego et ses expériences cessent d'être sources de souffrance.

Enfin et surtout, j'ai désormais exploré que je suis créatrice de tout ce que je vis, je ne peux donc pas être victime de qui ou quoi que ce soit d'extérieur, je reprends mon pouvoir créateur ! Et je reconquiers également ma liberté puisque je ressens profondément que c'est moi qui choisis ce que j'expérimente. Je suis en paix avec la vie puisque je vois maintenant à la fois son but (s'expérimenter) et les moyens qu'elle se donne (que je me donne) pour l'atteindre.

Bises et remerciements pour les beaux moments que nous avons vécus. Je te suis reconnaissante de partager avec nous ce que la vie t'a fait découvrir.

As-tu lu César l'éclaireur de Bernard Montaud? Ce que je ramène de ce stage, c'est une qualité de vie telle que celle décrite dans ce livre. C'est inquantifiable et pas facilement qualifiable. Je dirais que c'est la différence entre être spectateur et acteur de ma vie. Le spectateur est une victime, alors que l'acteur joue, et il y a beaucoup de joie dans ce jeu.

 

Virginie

 

 

Mail d'une participante aux ateliers hebdomadaires, fin d'année

Bonjour Dayana,

 Quelle belle soirée hier soir, merci pour cette belle célébration de la vie ...

L'atelier du jeudi , pour moi, incarne la " LIBERTE ", l'invitation à me reconnecter à la liberté, à l'espace de la liberté et l'immensité de la vie qui s'exprime.

Ce moment hebdomadaire si privilégié me reconnecte à l'essentiel , c'est pourquoi  je me sens complètement libre, libre avec toi et avec chacun du groupe ... connectée à l'espace du cœur, connectée au vivant !  

merci pour cette espace de vie !

 

voilà quelques mots qui viennent simplement ce matin ...

 

Sophie

 


 

 

 SOIREES MEDITATION

 

Atelier méditation connaissance de soi 

ponctuel, hors cadre régulier

jeudi 2 février à 19h

à l'Espace Vercoeur

 



 

contact: info@etrete.com

 

 

2 NOUVEAUX STAGES sont proposés en février et mars;