Retour de stage sur "l'illusion de la quête".
Ce matin j'ai médité un moment, et je voulais te faire un retour car cela fait suite à la fin du stage et à notre dernier exercice. Ce qui m'était venu alors, c'est que la souffrance n'est pas nécessaire. Cela s'éclaircit à présent ; en fait la souffrance a pour objectif de nous ramener à nous-mêmes, à notre véritable nature. C'est ce qui nous motive à sortir de la dualité (souvent, cela passe par la thérapie puis par la spiritualité). Mais si l'on regarde bien, le sentir, lui aussi, nous ramène à nous-mêmes. Le senti et le ressenti (des émotions, des énergies...) sont un autre chemin, dans lequel la souffrance n'est pas nécessaire. On peut élever son enfant avec ou sans fessée, on peut s'éveiller avec ou sans souffrance. C'est juste une maturité différente de la conscience, et à mon sens c'est la prochaine étape pour l'humain. Et dans ce cas l'ego peut continuer à être un outil, rien ne change en réalité, sauf la manière de vivre la séparation.
Je pressens qu'il s'ensuivra d'autres étapes (que je crois, toi aussi tu as pressenti) mais je n'ai pas été plus loin pour l'instant.
Le stage a été un moment très fort d'ouvertures, de prises de conscience. Les modes de fonctionnement énergétiques que nous avons exploré s'ancrent bien dans le physique pour moi, avec une sensation de complétude et de sécurité fondamentale. C'est le jour et la nuit par rapport à avant. J'ai la sensation d'être "de retour à la maison". Cela m'a aussi ouvert à la perception de la structure énergétique des personnes qui m'entourent (énergie féminine/masculine et leur fonctionnement, ancrage à la terre ou à autrui) et il est ainsi bien plus facile de les accompagner pour retrouver un fonctionnement qui soit juste pour eux.
Quant à la quête, je me trouve souvent sans désir, simplement dans l'accueil et l'action juste face à ce que me propose la vie. Par moments aussi, je suis dans l'ego et les désirs. Je ressens aussi fortement les tensions physiques induites par les désirs, la crispation du corps, comme s'il se tendait vers un but à atteindre au lieu d'être détendu dans l'accueil de ce qui est. Mais alors je perçois l'énergie fondamentale qui motive la création de l'ego et des désirs, qui est neutre, une énergie de vie qui vise à l'expérimentation. Et à ce moment l'ego et ses expériences cessent d'être sources de souffrance.
Enfin et surtout, j'ai désormais exploré que je suis créatrice de tout ce que je vis, je ne peux donc pas être victime de qui ou quoi que ce soit d'extérieur, je reprends mon pouvoir créateur ! Et je reconquiers également ma liberté puisque je ressens profondément que c'est moi qui choisis ce que j'expérimente. Je suis en paix avec la vie puisque je vois maintenant à la fois son but (s'expérimenter) et les moyens qu'elle se donne (que je me donne) pour l'atteindre.
Bises et remerciements pour les beaux moments que nous avons vécus. Je te suis reconnaissante de partager avec nous ce que la vie t'a fait découvrir.
As-tu lu César l'éclaireur de Bernard Montaud? Ce que je ramène de ce stage, c'est une qualité de vie telle que celle décrite dans ce livre. C'est inquantifiable et pas facilement qualifiable. Je dirais que c'est la différence entre être spectateur et acteur de ma vie. Le spectateur est une victime, alors que l'acteur joue, et il y a beaucoup de joie dans ce jeu.
Virginie
Mail d'une participante aux ateliers hebdomadaires, fin d'année
Bonjour Dayana,
Quelle belle soirée hier soir, merci pour cette belle célébration de la vie ...
L'atelier du jeudi , pour moi, incarne la " LIBERTE ", l'invitation à me reconnecter à la liberté, à l'espace de la liberté et l'immensité de la vie qui s'exprime.
Ce moment hebdomadaire si privilégié me reconnecte à l'essentiel , c'est pourquoi je me sens complètement libre, libre avec toi et avec chacun du groupe ... connectée à l'espace du cœur, connectée au vivant !
merci pour cette espace de vie !
voilà quelques mots qui viennent simplement ce matin ...
Sophie